Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!
Voici la suite du précédent chapitre (que vous pouvez lire ici). N'hésitez pas à vous manifester si ça vous plait ou si, pour, une raison X, ça ne vous plait pas. Comme prévu l'histoire sert le background de DOFUS et de nombreuses références seront faites à ses épisodes les plus importants.
Le lendemain, de bonne heure, Zeurg avait emmené Anyou en promenade, pour sa première leçon. Ils marchaient depuis un long moment. Anyou en avait assez, mais Zeurg était intarissable.
« Il faut que vous sachiez, fille de Cheffe, que le « Monde des Douze », nommé ainsi en raison des douze Dieux qui y jouent de leur influence, est bien plus vaste que vous semblez le croire ! Ses frontières ne s’arrêtent pas à la Montagne des Craqueuleurs, elle-même dominée par le Mont Koalak, point culminant de notre continent situé à 3544mètres d’altitude. Il y a au-delà des terres habitées, au nord comme au sud. Allons, vous avez déjà entendu parler de ces deux grandes cités, Brâkmar la démoniaque et Bonta la pure ? Non ? Oh oh, que vous êtes sotte ! »
Anyou planta son regard le plus meurtrier dans les yeux jaunes et pétillants de celui qui était devenu son précepteur : un cochon-chat volant masochiste. Elle se demanda quelles choses vraiment intéressantes ce truc là pourrait bien lui apprendre. En attendant, la bestiole ridicule se complaisait dans son nouveau rôle, et Anyou n’avait jamais connu situation plus énervante.
- Brâkmar fut fondée en l'an 12 et en une seule nuit, » poursuivit Zeurg, « au nom de Rushu, le Roi des démons et par l’entremise de Djaul, son serviteur dévoué. Bonta fut fondée peu après pour contrer l’expansionnisme de Brâkmar. La guerre que ces deux grandes cités se mènent n’a jamais cessé depuis. C’est l’éternel combat des Dieux et des Démons, du Bien contre le…
- Mais on s’en fiche Zeurg ! coupa Anyou. Mère t’a demandé de m’enseigner ce qu’une fille de Cheffe doit savoir, pas tes histoires de démons rushtruc et djaulmachin ! Alors apprends-moi des choses utiles ! Apprends-moi la Magie, si tu peux… conclut-elle sur un air de défi.
Une étincelle passa dans les yeux de Zeurg qui virevoltait toujours à mi hauteur, puis il reprit, comme si de rien n’était :
Bien sûr, vous vous demandez pourquoi les Dieux n’ont jamais cherché à couper l’arrivée du flux magique qui les reliait à Brâkmar, privant ainsi les guerriers ralliés aux démons de leurs pouvoirs habituels. La vérité c’est qu’il y eut une tentative, en 505, qui conduisit les démons à développer leur propre science des sortilèges aux résultats destructeurs et imprévisibles, suite à quoi les Dieux préférèrent rétablir le flux et se désintéressèrent des conflits humains… AIE ! Que c’est bon…
Anyou venait de faire claquer son fouet dans le dos de Zeurg.
« Obéis-moi créature ! Car je suis l’héritière de Madreselva, Cheffe du Clan du fouet d’Osamodas !! »
Les doigts largement écartés, la main tendue dans la direction de celui qu’elle essayait vainement de commander, Anyou avait adopté une position autoritaire et dominatrice. Zeurg apprécia d’un sifflement.
« Bravo, fille de Cheffe ! Très impressionnant ! Mais nous n’avions jamais douté de vos aptitudes à froncer les sourcils. »
Zeurg agita les siens de manière provocatrice.
- Grrr, ça suffit, j’en ai assez de marcher, pesta Anyou en laissant retomber sa main, vaincue. Zeurg, s’il te plaît, entraînons-nous ici !
- Votre mère à suggéré de nous éloigner le plus possible des lieux habités, fille de Cheffe, pour vous éviter de renouveler l’incident de la dernière fois.
Anyou releva l’allusion.
- Je te répète que je ne suis pour rien dans ce qui s’est passé. Maintenant allons où ça te chante, à condition que tu m’y portes.
Elle croisa les bras et tourna la tête tout en remontant sa lèvre inférieure, boudeuse.
Zeurg comprit qu’ils n’étaient pas sortis de l’auberge.