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Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!

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BONTA vs BRAKMAR: Chapitre 4ème

Carte map DOFUS AMAKNAVoici la suite du précédent chapitre (que vous pouvez lire ici). N'hésitez pas à vous manifester si ça vous plait ou si, pour, une raison X, ça ne vous plait pas. Comme prévu l'histoire sert le background de DOFUS et de nombreuses références seront faites à ses épisodes les plus importants.


Titre : BONTA vs BRAKMAR
PARTIE I : Anyou Whop
Episode II
Chapitre 4ème : Leçon d'histoire


Le lendemain, de bonne heure, Zeurg avait emmené Anyou en promenade, pour sa première leçon. Ils marchaient depuis un long moment. Anyou en avait assez, mais Zeurg était intarissable.


« Il faut que vous sachiez, fille de Cheffe, que le « Monde des Douze », nommé ainsi en raison des douze Dieux qui y jouent de leur influence, est bien plus vaste que vous semblez le croire ! Ses frontières ne s’arrêtent pas à la Montagne des Craqueuleurs, elle-même dominée par le Mont Koalak, point culminant de notre continent situé à 3544mètres d’altitude. Il y a au-delà des terres habitées, au nord comme au sud. Allons, vous avez déjà entendu parler de ces deux grandes cités, Brâkmar la démoniaque et Bonta la pure ? Non ? Oh oh, que vous êtes sotte ! »


Anyou planta son regard le plus meurtrier dans les yeux jaunes et pétillants de celui qui était devenu son précepteur : un cochon-chat volant masochiste. Elle se demanda quelles choses vraiment intéressantes ce truc là pourrait bien lui apprendre. En attendant, la bestiole ridicule se complaisait dans son nouveau rôle, et Anyou n’avait jamais connu situation plus énervante.


- Brâkmar fut fondée en l'an 12 et en une seule nuit, » poursuivit Zeurg, « au nom de Rushu, le Roi des démons et par l’entremise de Djaul, son serviteur dévoué. Bonta fut fondée peu après pour contrer l’expansionnisme de Brâkmar. La guerre que ces deux grandes cités se mènent n’a jamais cessé depuis. C’est l’éternel combat des Dieux et des Démons, du Bien contre le…

- Mais on s’en fiche Zeurg ! coupa Anyou. Mère t’a demandé de m’enseigner ce qu’une fille de Cheffe doit savoir, pas tes histoires de démons rushtruc et djaulmachin !  Alors apprends-moi des choses utiles ! Apprends-moi la Magie, si tu peux… conclut-elle sur un air de défi.


Une étincelle passa dans les yeux de Zeurg qui virevoltait toujours à mi hauteur, puis il reprit, comme si de rien n’était :


Bien sûr, vous vous demandez pourquoi les Dieux n’ont jamais cherché à couper l’arrivée du flux magique qui les reliait à Brâkmar, privant ainsi les guerriers ralliés aux démons de leurs pouvoirs habituels. La vérité c’est qu’il y eut une tentative, en 505, qui conduisit les démons à développer leur propre science des sortilèges aux résultats destructeurs et imprévisibles, suite à quoi les Dieux préférèrent rétablir le flux et se désintéressèrent des conflits humains… AIE ! Que c’est bon… 


Anyou venait de faire claquer son fouet dans le dos de Zeurg.


« Obéis-moi créature ! Car je suis l’héritière de Madreselva, Cheffe du Clan du fouet d’Osamodas !! »


Les doigts largement écartés, la main tendue dans la direction de celui qu’elle essayait vainement de commander, Anyou avait adopté une position autoritaire et dominatrice. Zeurg apprécia d’un sifflement.


« Bravo, fille de Cheffe ! Très impressionnant ! Mais nous n’avions jamais douté de vos aptitudes à froncer les sourcils. »


Zeurg agita les siens de manière provocatrice.


- Grrr, ça suffit, j’en ai assez de marcher, pesta Anyou en laissant retomber sa main, vaincue. Zeurg, s’il te plaît, entraînons-nous ici ! 

- Votre mère à suggéré de nous éloigner le plus possible des lieux habités, fille de Cheffe, pour vous éviter de renouveler l’incident de la dernière fois.


Anyou releva l’allusion.


- Je te répète que je ne suis pour rien dans ce qui s’est passé. Maintenant allons où ça te chante, à condition que tu m’y portes. 


Elle croisa les bras et tourna la tête tout en remontant sa lèvre inférieure, boudeuse.

Zeurg comprit qu’ils n’étaient pas sortis de l’auberge.

 


Lire la suite: Chapitre 5ème : Exercice pratique
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M
Bonjour !<br /> J’ai lu les... quatre textes jusqu’à présent, et je suis très – voir excellemment – satisfait, à la fois pour cet esprit qui est le vôtre, sachant sélectionner les moments importants, et par le biais de quelque parabole, retransmet le tout à un lecteur pouvant être aussi bien un jeune garçon qu’un adulte érudit. Bref, votre niveau d’écriture fait largement honneur au BackGround du jeu (et nous avons pu le constater grâce à vos nombreux faits d’arme autour de votre profession actuelle).Egalement, il est tout à fait honorable de votre part, que de souhaiter rendre l’histoire de Dofus plus accessible – moi-même étant un petit adorateur des récits des Bibliothèques d’Amakna (en jeu) et des Artbooks de Dofus (IRL, cette fois). Ce serait donc un point bénéfique pour la Communauté de Dofus, que je soutiens de tout mon cœur !<br /> Toutefois, je me dois d’être perplexe sur plusieurs choses (allant dans une idée constructive pour le futur de vos écrits liés au BackGround ; cela va sans dire). Je suis surtout... étonné de pouvoir lire ceci : « La guerre que ces deux grandes cités se mènent n’a jamais cessé depuis. C’est l’éternel combat des Dieux et des Démons, du Bien contre le… » Bien entendu, nous imaginons la fin du propos de Zeurg, qui évoque « le Bien contre le Mal ». Or, et puisque ce récit est de « notre époque en jeu » (vous parlez du Roi Allister, qui a été porté sur le trône à la fin du cinquième siècle), ce n’est plus du tout un idéal d’actualité. [Notez que Brâkmar n’est plus exclusivement la cité des Démons depuis sa résurrection en 635, mais bien une ville où des habitants sont hors d’un pseudo-conflit Rushuisto-Divin.] J’explique ma phrase précédente par une chose : vous devez avoir conscience, puisque vous jouez Oto Mustam, que le pouvoir à Brâkmar est/était séparé entre les « trois têtes » : Ragden, Kalfen et Domen. Ces trois entités, liées à Djaul, Hécate et Brumaire, portent chacune un idéal bien moins simpliste que le simple « Mal » que vous définissez en Brâkmar, par exemple. Pourtant, Zeurg l’Erudit, traduit là un bien trop simple propos, suffisamment écarté de la « vérité » du BackGround pour être entièrement cohérent. Certes, vous soulignez le fait que nous sommes dans une fable, un récit comme un autre : chaque personnage entretient un point de vue, mais véhicule tout de même par le biais du dialogue, de larges passages du BackGround que vous souhaitez exposer. Ceci s’accorde également au fait que vous déclarez Rushu « Roi » des Démons. Or, le Monde des Démons n’est pas un Royaume, mais une Seigneurie, selon l’Artbook II. Encore un élément qui semble être opposé aux faits officiels (bien que je m’accorde une fois à croire que votre récit est officieux dans le sens où il relate des propos d’habitants du Monde, avec leur subjectivité).Ma première question est donc la suivante : « Avez-vous l’intention de simplifier au maximum les essences politiques de Bonta et Brâkmar, pour rester dans le ‘’cul-cul la praline’’ du Bien et du Mal des plus jeunes, ou devons-nous patienter pour observer un éclaircissement plus notable d’ici le Cinquième Chapitre ? »<br /> De plus, je souhaite avancer une seconde question, liée au propos que je viens dès maintenant à développer. Nous remarquons que ces quatre premiers chapitres tournent autour de la classe Osamodas. Le lieu où se déroule l’action du chapitre quatre est le temple de la classe Osamodas, et les entités qui discutent prient Osamodas. Or, vous devez avoir conscience, en tant qu’écrivain, que le but d’un livre est d’attacher son lecteur à celui-ci, en faisant fonctionner le mécanisme « où le lecteur se reconnaît dans le propos du narrateur ». Vous savez également qu’il existe douze classes. Même si vous affirmez « qu’il faut bien un début à tout » et que « ce n’est que le début ; la suite ne sera pas uniquement si vide d’action et reliée aux Osamodas », je trouve tout de même que vous n’attachez pas trop le lecteur à votre histoire. Pour simple exemple, je suis le meneur d’une guilde pratiquant le Rôle Play. Je suis moi-même un disciple de Xélor. Je ne me suis nullement reconnu dans votre texte. J’ai même peiné à en extirper les traces importantes du BackGround, que vous dissimulez dans une parabole filée. Mes amis, identiquement, n’ont eu aucune véritable attache dans cette histoire –même si, comme moi, ceux-ci ont adoré le style d’écriture et les formes employées.Je viens donc à vous poser cette seconde question, qui découle de mon propos précédent : « Même si vous envisagez, dans un futur que j’espère proche, d’accentuer le récit autour des autres classes, ne croyez-vous pas que votre écrit va lourdement perdre en impact face à une communauté où seulement 9 % (en moyenne) des joueurs incarne un disciple d’Osamodas ? »<br /> Je pense faire une petite pause dans mes avis et conseils, pour le moment. J’attends votre réponse avec une certaine impatience, et votre cinquième épisode avec un grand plaisir !(Notez que mon propos veut seulement être constructif ; j’ai probablement trop accentué le côté ‘’critique négative’’, mais la critique positive serait bien plus longue que cela, puisque relative à une qualité globale de présentation de vos textes !)<br /> Menthane Voulcanos.
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N
<br /> <br /> Tout d’abord merci Menthane pour ces commentaires, je les attendais avec impatience, ceux-là qui vont m’aider à orienter le texte de manière à répondre à l’attente d’un<br /> maximum de joueurs possible. Je réponds d’ores et déjà à vos deux questions.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> « Avez-vous l’intention de simplifier au maximum les essences politiques de Bonta et Brâkmar, pour rester dans le ‘’cul-cul la praline’’ du Bien et du Mal des<br /> plus jeunes, ou devons-nous patienter pour observer un éclaircissement plus notable d’ici le Cinquième Chapitre ? »<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Au sujet du « cul-cul la praline », et puisque vous êtes le deuxième intervenant à redouter que l’histoire soit servie à cette sauce là, voici mon<br /> approche : Amakna, avec ses  champs de blé et ses tournesols sauvages, les graphismes de DOFUS avec leurs airs de dessin animé, donnent au jeu et à son univers un touche<br /> guillerette et enfantine. C’est la première image que renvoie le jeu, elle me semble incontournable et je ne pourrais aborder le Monde des Douze sans passer par elle, sans passer par une<br /> présentation simpliste d’une campagne paisible… De même, lorsqu’un enfant aborde la question du bien et du mal pour la première fois, il le fait de façon simpliste, son approche est<br /> manichéenne.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Mais ce décor cache une réalité bien plus dure, dans laquelle nous nous enfoncerons petit à petit. Il n’est pas question que le récit devienne « noir », en<br /> revanche il va prendre en maturité, tout comme les personnages, au fur et à mesure que l’intrigue sera dévoilée. Personnellement c’est le côté mature et deuxième degré qui me fait accrocher à<br /> DOFUS, et je suis sûr qu’il en est de même pour les plus jeunes joueurs, qu’ils apprécient le côté mature de DOFUS.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Prenez aussi en compte que je pars sur une prévision d’environ 75 chapitres, avec des sauts dans le temps qui plus est (je ne promets pas d’éclaircissement<br /> « notable » d’ici le cinquième chapitre donc).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Par ailleurs, comme vous l’avez justement remarqué, les faits historiques, les éléments géopolitiques sont rapportés par des personnages, donc de manière subjective. Au<br /> fil du récit, vous rencontrerez des contradictions avec certains éléments de l’histoire que vous preniez pour acquis, pour deux raisons :<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> 1- Ce sont les personnages qui racontent l’histoire de leur monde. Zeurg par exemple, a tout du faux érudit. Si le récit aboutira, à la fin, à donner au lecteur une<br /> idée globale de ce qu’a été l’histoire du Monde des Douze, le lecteur doit rester jusqu’au bout méfiant de toutes les informations qu’il recevra de la bouche des personnages, celles-ci pourront<br /> être complétées ou contredites, il n’y a qu’à la conclusion que le lecteur aura tous les éléments en main pour se faire sa propre vision de l’histoire.<br /> <br /> <br /> 2- DOFUS n’a pas d’histoire « officielle », l’histoire du monde a toujours été rapportée par des conteurs, des bardes ou des mages, et certaines sources se<br /> contredisent déjà. Il faut voir ce récit comme une nouvelle légende qui permettra à ceux qui la lisent d’accéder à l’histoire du Monde des Douze dans sa globalité, pas dans ses détails.<br /> L’histoire est une matière fragile dans ce monde là, dont seulement quelques érudits conservent la trace.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> J’ajoute enfin que le récit sert sa propre histoire, sans quoi il n’apporterait rien de plus à ce qui est déjà écrit dans les artbooks et qu’il faut me laisser des<br /> libertés de ce côté-là.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Pour Bonta et Brâkmar, elles sont encore loin, il sera temps, plus tard, de se pencher dessus dans le détail… patience!<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> « Même si vous envisagez, dans un futur que j’espère proche, d’accentuer le récit autour des autres classes, ne croyez-vous pas que votre écrit va lourdement<br /> perdre en impact face à une communauté où seulement 9 % (en moyenne) des joueurs incarne un disciple d’Osamodas ? »<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Je n’ai pas souhaité aligner 12 personnages de 12 classes différentes et les mener tous ensemble dans l’aventure. Trop cliché. Il existe déjà des récits mettant en<br /> avant tel personnage de telle classe plutôt que tel autre. Par ailleurs, comme le texte se veut abordable pour les non-initiés, il aurait été trop lourd (je trouve) de commencer par présenter les<br /> différents dieux, cela aurait eu des airs d’exposé théologique (on est tous contre les exposés !!). Je souhaite que le lecteur s’attache aux personnages en présence, d’abord, pour s’attacher<br /> plus facilement ensuite aux autres personnages qu’eux-mêmes rencontreront. Il aurait été illusoire d’essayer de donner la même importance à un Xélor, un Osamodas, un Sadida, un Eniripsa dès le<br /> départ, mais en attachant le lecteur à un Osamodas, j’espère l’inviter à donner toute leur importance aux autres personnages qui, tôt ou tard, impacteront la vie des héros.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Quant au choix d’un personnage de la classe des Osamodas plutôt que d’une autre classe pour démarrer le récit : compte tenu de l’intrigue choisie, plusieurs<br /> éléments désignaient cette classe là comme la mieux à même de la servir. Enfin, même s’il n’y a que 9% de joueurs en moyenne qui incarnent cette classe, ils sont beaucoup plus nombreux à l’avoir<br /> essayé ou à la connaître, même de loin. Mais pour tout dire, si ma démarche était seulement guidée par l’ambition d’impacter la communauté, je n’écrirais probablement pas cette histoire. Je veux<br /> aussi que l’histoire me plaise à moi. Il y a quelque chose de personnel dans ce récit,  je veux mettre en valeur mon approche perso du Monde des Douze et la faire partager. Il<br /> est donc normal que j’emploie des personnages dont la classe m’intéresse en particulier, même si décrire une société Iop ou Xélor eût aussi été un exercice intéressant.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> J’espère avoir répondu à vos questions, n’hésitez pas à m’en poser d’autres. Cela m’aidera, en cas de doute, à donner la meilleure orientation possible au texte, la<br /> plus plaisante en tous cas pour ceux qui aiment le lire. Prenez toutefois deux éléments en compte :<br /> <br /> <br /> - un peu de patience, je ne peux pas révéler l’intrigue tout de suite, il faut lui laisser le temps de s’installer. Je ferai de mon mieux pour ne pas vous décevoir et<br /> j’essaierai d’éviter les clichés ou les trucs trop simplistes.<br /> <br /> <br /> - Ne soyez pas trop sévère si je m’écarte parfois d’une réalité que vous connaissez déjà, je dois pouvoir m’accorder ce genre d’écart quand ils servent le récit :<br /> je viens de relire « Les trois mousquetaires » et Dumas ne se privait pas de broder et de malmener la chronologie, son récit permet néanmoins d’apprendre un tas de choses sur la France<br /> du XVIIème siècle.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
C
Histoire très bien contée et très agréable à lire. De plus, on y apprend des choses encore inconnues sur le Monde des Douze. Bref, un très beau récit qui mérite mes félicitations à l'auteur !
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