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Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!

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BONTA vs BRAKMAR: Chapitre 9ème

Bonta BrakmarVoici la suite du précédent chapitre (que vous pouvez lire ici). N'hésitez pas à vous manifester si ça vous plait ou si, pour, une raison X, ça ne vous plait pas. Je me trouve actuellement loin de mon réseau internet habituel et j'ai bien du mal à poster mes articles quotidiens. Je continue à les écrire cependant, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas une baisse de productivité!



Titre : BONTA vs BRAKMAR
PARTIE I : Anyou Whop
Episode III
Chapitre 9ème : Une décision inattendue

 

Dans la salle du trône où siégeait Madreselva, Zeurg était prosterné. Anyou se tenait debout à ses côtés. Il y avait foule autour d’eux, comme d’habitude en cas d’assemblée ordonnée par la Cheffe du Clan : Anyou avait terminé son récit et c’était sa mère qui parlait à présent, tout en caressant machinalement le crâne du dragonnet tapis à ses pieds.


- Il est inhabituel que des soldats fréquentent nos contrées. Il faudra remercier Neuthr pour son intervention. Je vois qu’il ne désespère pas de conserver l’indépendance d’Amakna. Si seulement on pouvait en dire autant d’Allister

- Mère… s’autorisa Anyou.

- Je ne t’ai pas donné la parole.


Anyou hésita, certains membres de l’assemblée paraissaient contrariés qu’Anyou bouscule sans cesse le protocole. Ils pâliraient s’ils connaissaient par avance les mots qu’elle s’apprêtait à prononcer. D’ailleurs Anyou se lançait : « Mère. Je veux aller à Bonta ».


Stupeur dans l’assemblée. De surprise, Madreselva avait stoppé net ses caresses au dragonnet. Un brouhaha croissant monta bientôt des tréfonds du rocher. Il se dissipa lorsque Madreselva leva l’index pour imposer le silence :


« C’est d’accord. »


La surprise fut générale. Madreselva sourit. Elle regarda sa fille droit dans ses yeux qui ne la voyaient déjà plus : Anyou s’imaginait aux côtés de Vanthar.


Zeurg avait le souffle coupé par l’étonnement. Quid de la succession ? De la formation d’Anyou qui venait à peine de commencer ? Des risques du périple ? Lorsque l’assemblée aurait quitté la salle du trône, Zeurg demanderait les raisons de sa décision à sa Reine, non sans supplier le fouet pour l’impertinence de sa question.


« Le voyage est le meilleur des maîtres. » lui répondrait-t-elle alors, avant de le corriger comme il le méritait.


***

Cité de Bonta : un petit groupe de Seigneurs était rassemblé au pied de la Tour des Ordres. Vanthar, casque sous le bras, leur donna des instructions qui avaient le mérite d’être claires :


« Exposez le corps place du marché, que tout le monde le voit. Dites qu’il s’était égaré dans les plaines de Cania, ça divertira la foule. Mais pas un mot sur notre rencontre avec Anniki, à qui que ce soit. Pas même Amayiro. Surtout pas Amayiro. Sinon, vous tiendrez compagnie à notre ami, place du marché. »


Vanthar plongea son regard d’acier dans les yeux de chacun de ses subordonnés. Assuré de leur silence, il pénétra ensuite dans la Tour de Bonta, au sommet de laquelle l’attendait Monseigneur Danathor, disciple de Jiva, Intendant de Bonta, et homme ambitieux, s’il en était.


Vanthar mit genou à terre.


- Monseigneur.

- Capitaine.

- Nous n’avons rencontré que deux Brâkmariens…

- Je m’en doutais, maugréa Danathor, Amayiro devient vieux, il n’a plus toute sa tête et surestime notre ennemi. Sans compter qu’il ne cesse de mettre un frein à toutes mes initiatives…

- …mais Anniki était avec eux. » Vanthar marqua un temps. Danathor leva un sourcil, étonné. « Elle ne devait pas être là par hasard. »

- Peut-être pas, coupa le prêtre, mais tu sais comme moi que la réussite de Brâkmar n’est pas le principal souci d’Anniki. Ses propres intérêts lui sont chers avant tout.

- Monseigneur, elle était accompagnée d’éclaireurs de l’armée régulière…

- Et alors ? Elle les aura corrompus sans doute !


Danathor délaissa la fenêtre près de laquelle il aimait à s’appuyer, ce qui lui permettait d’observer l’activité fébrile de la Cité blanche tout en conversant. Il s’approcha de Vanthar, toujours genou à terre, et posa une main paternelle sur son épaule.


« Ne t’en préoccupe pas Vanthar. Tu sais que je vois en toi le successeur d’Amayiro ? Fais-moi confiance. Et parlons plutôt de tes prochaines campagnes… Dans les landes de Sidimote, c’est ça ? »


Danathor releva Vanthar et passa son bras sous le sien pour l’entraîner jusqu’à la fenêtre.


« Regarde Bonta ! N’est-elle pas magnifique vue d’ici ? Je veux que le front soit le plus éloigné possible de notre belle Cité ! »


Vanthar n’avait rien à redire aux propos de Danathor. Bonta était blanche, Bonta était belle. Il était fier d’en assurer la protection, du quartier des tailleurs à celui des bijoutiers, de la Porte du Levant à la Porte Sud, cette même porte qu’une petite Osamodas s’apprêtait à franchir, escortée par un étrange cochon-chat volant.


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D
Que Vanthar soit un peu tyrannique et que les discussions avec ses chefs aient l'air de complots est normal ; personne n'est tout blanc ou tout noir quand on creuse un peu. Par contre, l'exposition du cadavre pour amuser la foule, je trouve ça bizarre. Autant à Brâkmar ça me paraît logique, autant à Bonta c'est déplacé, ça fait très "foule stupide avide de violence et pro-guerre".Bonne idée de continuer à suivre Vanthar pour offrir d'autres points de vue :)
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