Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!
Voici une nouvelle d'une dizaine de chapitres que je souhaite intégrer dans un petit recueil qu'un ami se propose de m'aider à imprimer et à vendre de la main à la main, dans le métro par exemple. L'aventure promet d'être intéressante, dites-moi si le texte vous plait ! (lire le chapitre précédent) Chapitre 6ème
Paul avait disparu. Les autorités, encouragées par sa famille, s’étaient épuisées à le chercher, il ne restait plus que la piste de mon fax pour le retrouver. Ai-je omis de vous le dire ? Paul m’avait fait jurer de ne montrer le fax à personne, c’est le peu de mots qu’il m’arracha lors de notre dernière conversation téléphonique. Aussi avais-je hésité à transmettre le fax à la police, si longtemps que je ne pus m’y décider ensuite : ça aurait paru trop louche… Finalement je me convainquis que si Paul m’avait transmis toutes ces informations, c’est parce qu’il avait confiance en moi et que c’était à moi seul de partir à sa recherche.
Vous savez maintenant comment je me suis retrouvé dans les Caraïbes, mais rien encore sur le naufrage. Durant mon vol, j’eu tout le temps nécessaire pour étudier de près la carte de Paul et les représentations des pirates avec ces trois perroquets qui, comme l’avait suggéré mon ami disparu, étaient tout à fait semblables.
J’ai atterri à Port-au-Prince, en Haïti, et j’ai pris une chambre à l’hôtel d’où Paul m’avait envoyé son fax. J’y restais quelques jours sans rien découvrir d’autre que l’absurdité des raisons qui m’avaient poussées à faire ce voyage. Comment espérais-je retrouver Paul à moi seul si la police n’y parvenait pas ? Mes recherches prirent bientôt des allures de vacances, et je profitais du pays pour épuiser les trois semaines que je m’étais accordées afin de retrouver mon ami. C’est ainsi que je fis une rencontre des plus étrange, au petit zoo de Fermathe.
C’est à partir de maintenant que vous allez mettre ma parole en doute, mais voilà ce qui s’est passé : comme j’observais différentes sorte d’animaux, je remarquai la présence d’un perroquet sur un arbre non loin. Pour je ne sais quelle raison, l’idée me vint de l’interpeler de la façon suivante, sans doute à force d’avoir tourné et retourné dans ma tête la chanson que Paul m’avait léguée : « Yo ho ! »
Le perroquet me répondit : « Yo ho ! C’est le roi des pirates ! »
Vous imaginez ma stupéfaction ? Sans doute, à voir votre regard incrédule. C’est pourtant bien comme ça que les choses se sont passées. Que conclure de cet événement ? Je ne suis pas détective, il me fallut du temps pour adopter une attitude constructive. Ce perroquet connaissait-il la chanson en entier ? Peut-être savait-il plus encore ? Peut-être Paul lui avait-il laissé un message… ? Pardonnez-moi mais on en vient à émettre les plus grotesques hypothèses dans ce genre de situations… Je doute d’ailleurs qu’on puisse parler de « genre » dans ce cas-là, qui n’a pas du se reproduire bien souvent !
Bref, je proposai au responsable du zoo d’acheter ledit perroquet, ce qu’il refusa. Il s’étonna également que ce soit la deuxième fois en si peu de temps qu’on lui fasse cette proposition : Paul m’avait donc précédé. Je bombardai le bonhomme de questions pour finalement obtenir un indice : le spécimen du zoo était originaire de la « vallée des perroquets », un endroit où Paul s’était sans aucun doute rendu.