Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!

Publicité

BONTA vs BRAKMAR: Chapitre 12ème

Bonta BrakmarVoici la suite du précédent chapitre (que vous pouvez lire ici). Cette semaine je vais y aller franco: le projet a besoin de publicité pour pouvoir continuer! Parlez du texte à votre guilde, à vos amis ou dans les forums... Faites en sorte qu'il y ait un engouement pour cette histoire et je pourrai continuer! On arrive à la fin de la première partie, soit à peu près 1/6ème de l'oeuvre complète.



Titre : BONTA vs BRAKMAR
PARTIE I : Anyou Whop
Episode IV
Chapitre 12ème : Première nuit à Bonta


Anyou n’avait pas eu le temps de réagir que Vanthar et sa troupe avaient déferlé, puis disparu dans le lointain. A peine retrouvait-elle son amoureux qu’il lui préférait la compagnie de ses camarades ! Voilà qui n’augurait rien de bon pour l’avenir de leur couple et certainement pas pour celui de Vanthar : Anyou lui ferait payer cet affront en temps voulu.


Cependant la nuit tombait et Anyou se mit en quête d’un arbre sous lequel dormir ou d’un bout de terre molle sur lequel s’allonger. Elle ne trouva ni l’un ni l’autre : Bonta se révélait hermétique à la nature. Ce constat la frappa avec tant de violence qu’Anyou se sentit mal : pas de hibou qui hululait dans le lointain, pas de hurlement de milimulou alors pourtant que la lune était pleine… Prise de vertige, la jeune Osamodas se mit à courir en tous sens, cherchant la bouffée d’air qui lui manquait.


Bonta avait pris une couleur bleutée, presque artificielle. Les pas d’Anyou heurtant le pavé résonnaient entre les édifices, comme dans une cage… Mais si d’aventure elle s’arrêtait de marcher, le silence la rendait folle. Pas âme qui vive dans les rues. On eût dit que la population grouillante du jour avait escorté le soleil. Anyou était seule, seule et perdue. Si par chance elle pouvait retrouver le chemin de la porte sud… peut-être Zeurg l’attendait-il là-bas ? Mais une rue ressemblait à une autre. Anyou emprunta celle de gauche, puis celle de gauche et celle de gauche encore, si bien qu’elle revint sur ses pas sans même s’en apercevoir. Ce qui était naturel aux citadins ne l’était pas pour Anyou : elle n’avait jamais vu la ville. Les enseignes qui lui avaient permis de s’orienter jusqu’à la milice avaient été retirées à la tombée de la nuit, à moins qu’Anyou n’ait dévié dans un quartier tout à fait différent. Des rares qu’on avait laissées aux portes des maisons l’une d’elle retint son attention. Ce n’était pas une enseigne à proprement parler, plutôt une pancarte. Anyou en déchiffra facilement l’inscription, malgré l’obscurité, mais sans en comprendre le sens :


« Rec. Osamodas ; pond. et serv. div. sal. sur rés. Contacter : Miche »


Elle reconnut bien sûr le terme d’ « Osamodas ». Elle n’eut pas le temps de trouver un sens aux autres que des bruits de pas accompagnés de cliquetis métalliques l’avertirent qu’une patrouille de miliciens approchait.


« Couvre-feu ! Couvre-feu ! Il est dix heures bonnes gens, dormez ! Le guet veille ! »


Cette présence aurait pu la rassurer, mais l’inconfort et la nouveauté de sa situation l’avaient mis dans un tel état qu’Anyou, qui ne manquait pourtant pas de courage, prit ses jambes à son cou. Sa fuite rencontra bientôt la muraille d’enceinte. Anyou pensa qu’elle n’aurait qu’à la longer pour retrouver la porte et sortir de la ville, si toutefois une sentinelle imbécile ne lui bloquait pas le passage : elle commençait à assimiler les us et coutumes locaux.


Cependant qu’elle avançait en rasant l’intérieur du rempart, elle entendit comme un cri étouffé, juste de l’autre côté, immédiatement suivi d’un chuchotement sec : « Silence, nom d’une targe ! Tu vas nous faire repérer ! ».


Anyou s’immobilisa. Avait-elle bien entendu ?


De longues minutes passèrent sans qu’elle se décidât à bouger. L’ouïe d’Anyou, habituée aux murmures des bois, était particulièrement affutée. Elle finit par percevoir comme un grommellement, qu’elle associa immédiatement à celui d’un sanglier. Le grommellement se répéta deux fois puis se mua en ce grincement caractéristique qu’émettent les bouftous lorsqu’ils frottent leur mâchoire contre leurs molaires supérieures, signe qu’ils hésitent entre deux aliments situés à portée égale. Le grognement devint un piaillement de tofu, puis un bourdonnement de moskito et enfin le boléro d’un tournesol sauvage…


« C’est quoi cette ménagerie ?! » appela Anyou, suffisamment haut pour que ça voix parvienne de l’autre côté. Le silence revint. Puis il y eut comme un battement d’ailes et Zeurg apparut entre les créneaux, au sommet du rempart. Il regarda à gauche, à droite, fit un saut périlleux avant et atterrit à côté d’Anyou.


Zeurg avait revêtu des habits de garde bontarien, évidemment beaucoup trop grands pour lui, et un casque que ses cornes ne lui permettaient pas d’enfiler complètement. Anyou ne l’aurait pas reconnu s’il ne s'était agi du seul cochon-chat volant de sa connaissance.


« Zeurg ! C’est quoi cette tenue ? »


Zeurg eut un sourire qui se voulait énigmatique.


« Héhé, fille de Chef ! C’est la récompense d’une longue journée de négociation avec la sentinelle de la porte. Elle me rendait marteau : ça m’a incité à lui montrer comment je joue de cet instrument. »


Anyou sourit, elle n’était pas fâchée de le retrouver, même avec sa suffisance et ses grands-airs.


- Tu étais avec quelqu’un de l’autre côté ? demanda-t-elle, j’ai entendu une voix… 

- Pas du tout : « grommellement du sanglier », « grincement du bouftou », « piaillement du tofu », « bourdonnement du moskito » et « boléro du tournesol sauvage »… Vous me décevez fille de Chef ! A votre âge vous devriez déjà être en mesure de reconnaître ça. 

- Mais il y avait aussi une voix qui disait…

- Pas le temps fille de Chef ! L’heure est grave, il faut partir d’ici : les Bontariens sont fous ! Ils voient des démons partout et quand j’ai assommé la sentinelle de la porte, une tribu de sauvages est sortie de la ville pour essayer de me manger ! Je les ai mis en déroute -quoi qu’ils ne fussent pas moins d’une centaine- mais je crois que, vous comme moi, en avons vu assez pour savoir que Bonta n’est pas pour nous.

- Et bien tu te trompes répliqua Anyou qui n’avait pas l’intention de céder à Zeurg l’avantage du nombre des exploits, moi je me sens très bien ici. Et pendant que tu jouais les démons à la porte, je suis allé jusqu’à la milice, j’ai retrouvé Vanthar, et j’ai même trouvé un temple consacré à Osamodas.

- Ah oui ? Vous avez retrouvé Vanthar ? Et alors, il vous a reconnu…?

- Pfff ! feula Anyou, bien sûr qu’il m’a reconnu ! Nous sommes fiancés figure-toi, oui, comme dans mon roman ! s’exclama-t-elle triomphante, emportée par son propre délire.


Zeurg était incrédule.


- Allons, cessez ces histoires et rentrons. Bonta n’est pas pour nous, c’est évident.

- Bonta n’est pas pour TOI ! Rien d’étonnant avec tes cornes, ta queue et tes ailes de chauve-souris…


Zeurg haussa les sourcils : Anyou faisait sa tête de mule et sa connaissance des sciences occultes, aussi étendue soit-elle, ne lui permettrait pas de remédier à cela.


- Hmph. J’ai compris. Eh bien restez si ça vous chante : vous n’êtes pas si bête, vous finirez par voir que j’ai raison.


Et Zeurg s’envola par dessus le créneau.


- Tu t’en vas ? s’inquiéta Anyou, mine de rien.

- Oh, pas loin ! Je ne donne pas trois jours pour que vous reveniez les cornes basses, la queue entre les jambes -ailes de chauve-souris ou pas- en me suppliant de repartir !

- Ah ouais ? Eh ben nous verrons !

- Oui, nous verrons !


Et Zeurg disparut vers la plaine tandis qu’Anyou, plus déterminée que jamais, s’enfonçait dans les rues de Bonta.


Lire le - Chapitre suivant -
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
K
Ah ! encore su suspence ! ^^ tu compte faire combien de chapitre ? (je prie pour que tu n'arette jamais lol) ,J'adore Anyou qui part dans spn delire "Et figure toi qu'on c'est deja fiancé" x) ! allez bonne continuation ;) ,fait nous encore rêver dans l'univers de dofus !P.S: désoler pour les eventuels fautes d'orthographe ce n'est pas mon fort :S 
Répondre
N
<br /> Merci pour tes encouragements (fais de la pub-fais de la pub!). Pour la quantité eh bien, l'ensemble du roman, à la fin, fait 6 fois ce que tu as déjà lu.<br /> <br /> <br />
M
Je suis et je supporte l'idée d'un roman pour Dofus !Et si tu veux, je peux corriger tes textes !Et je t'embaucherais bien comme freelance pour le Mai'Mag aussi ! Et je pourrais te filer des idées pour des petits articles absurdes et cons !J'peux aussi faire le café !
Répondre
N
<br /> Ben oui à fond Mamida! Je suis partant pour tout ce que tu veux! De toute façon j'ai un one way ticket vers l'avenir désormais (ça ne veut rien dire mais ça sonnait bien ^^').<br /> <br /> Commence par me flooder les forums de ta connaissance! :p<br /> <br /> <br />
D
"Rec. Osamodas ; pond. et serv. div. sal. sur rés. Contacter : Miche"... recherche osamodas; pond? et services divers salle sur réservation... J'ai pas mieux ^^Les bruits de Zeurg sont censés faire une mélodie reconaissable ? Dommage qu'il a débarqué lui, j'aurais voulu savoir qui tentait de s'infiltrer dans la cité...
Répondre
N
<br /> Petit curieux!<br /> <br /> <br />