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Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!

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La partouze : Chapitre 8ème

arthur de pins partouzeLa suite de la série du moment! Je précise que, pour tenir le rythme, je  suis contraint de ne pas relire autant de fois que je voudrais. S'il ne s'agit pas d'un premier jet je tacherai de corriger les maladresses pour l'édition papier. -> COMMENCEZ PAR LE DEBUT

Chapitre 8ème

 

Valentin retourna le lendemain au festival. Vers seize heures, il fut accueilli dans une toute petite salle où s’entassait une cinquantaine de garçons d’une vingtaine à une trentaine d’années. La coorganisatrice les surplombait sur son estrade. Elle les invita à s’asseoir et leur fit distribuer des papiers. « C’est l’étape numéro un. » annonça-t-elle, « Répondez simplement aux questions, à savoir si votre famille est au courant de ce que vous êtes venus faire ici, s’il vous soutiennent, si vous-même vous avez des exigences particulière en ce qui concerne les filles, ou si n’importe laquelle fait l’affaire, etc. »

 

Au bout d’un quart d’heure les fiches furent toutes remplies. Sauf une, d’un garçon qui admit ne pas savoir écrire. Un nouveau quart d’heure plus tard, la coorganisatrice rappelait tout le monde et renvoyait la moitié des candidats qui n’avait pas été sélectionnée.

 

« Bon alors écoutez-moi vous autres… » s’adressa-t-elle à ceux qui restaient, notamment Valentin. « Je me fous de qui est le plus musclé, de qui est le plus beau, de qui a la plus grosse. Ici, la seule chose qu’on vous demande c’est de bander quand on vous le demande. C’est clair ? Bon. Nous allons maintenant passer à l’épreuve photo dans le cabinet d’à côté. »

 

Effectivement, un cabinet avait été aménagé spécialement pour une séance photo, c’est à dire qu’on l’avait équipé d’un projecteur et d’un rideau noir. Valentin n’était pas tout à fait à son aise, néanmoins il s’amusait, car dans la file d’attente les plaisanteries allaient bon train. Tous ses camarades s’émouvaient, non sans rire, de la situation, un peu comme avant un examen.

 

Lorsque Valentin entra dans la salle au rideau noir à son tour, il y croisa celui qui en sortait, l’air dépité. Dans le coin obscur qui faisait face à celui qu’éblouissait le projecteur, une demi-douzaine de photographes cachaient leurs visages derrière la fumée de leurs cigarettes.

 

« Déshabille toi. » lâcha l’un d’entre eux, sur le ton de l’habitude.

 

Valentin ôta ses vêtements et se plaça devant le projecteur.

 

« Ok. Prend trois poses sexy. » reprit le photographe que Valentin distinguait de moins en moins.

 

Des poses sexy ? Valentin ne s’attendait pas à ça, non plus qu’il n’imaginait ce que pouvait bien être une « pose sexy » pour un homme. Alors, dans l’urgence, il se rappela celles qu’il avait déjà vues aux femmes, en se courbant, de dos, le plat des mains contre le mur.

 

« Hmm hmm. » fit le photographe, « Suivante ! ».

 

Valentin, prit une nouvelle position, cette fois en tentant de bander ses muscles pour se donner plus de virilité, mais les joues rouges de honte. Puis il se rhabilla et retourna dans la salle de classe avec un léger vertige.

 

La salle de classe n’en était plus une : on avait retiré les sièges et les garçons étaient tous en rang contre un des murs. La coorganisatrice, elle, était au milieu, bientôt rejoint par les photographes et trois jeunes actrices, toutes plus vulgaires les unes que les autres.

 

« Dernière épreuve pour les qualifiés ! » proclama la coorganisatrice. « Vous allez tous vous déshabiller, vous masturber, enfiler un préservatif et venir baiser une des filles dans deux positions différentes ! Si vous conservez votre érection, vous serez qua-li-fiés ! C’est parti ! »

 

Déjà, les voisins de Valentin avaient enlevé leurs habits et le bruit des emballages de préservatif qu’on déchire retentit comme le signal du départ. Vite ! Valentin se déshabilla à son tour pour commencer à se masturber… Mais ce qu’il rencontra entre ses jambes n’était plus qu’un petit bout de chair informe qui lui glissa entre les doigts. A sa gauche, une quinzaine d’hommes était en train de se tripoter. Valentin essaya toutes les combinaisons, il appuya de toutes ses forces, ou bien caressa, légèrement. En face de lui les photographes s’engoudronnaient dans leurs cigarettes. Valentin tenta de fermer les yeux, de travailler sur sa concentration. A sa droite, les actrices, maquillées comme un arrêt de métro après une manifestation, tiraient la langue dans toutes les directions, comme on leur avait appris à le faire pour exciter les hommes… mais certainement pas par instinct. C’est alors que Valentin comprit qu’il n’était pas ici chez lui.

 

On lui demandait une performance sportive à des fins commerciales, mais Valentin était en train de tout perdre, jusqu’à son envie, jusqu’à ses pouvoirs. Pour la première fois il réalisa que son sexe n’était pas un muscle sur lequel il avait tout contrôle, mais une sorte de créature vivant avec lui en symbiose et qui, en cet instant, ne se reconnaissait pas dans ses choix.

 

Valentin remit ses habits et s’en alla. En se retournant une dernière fois au moment de passer la porte, il aperçut le néant, à cet endroit qu’une des actrices montrait en écartant les fesses : une absence totale d’amour et de sensualité.


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D
Logique. Queq'chose me dit qu'il va avoir dur à trouver la solution, je me demande quelles autres pistes il va explorer...
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