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Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!

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BONTA vs BRAKMAR : Chapitre 17ème

Bonta BrakmarLa saga continue! Soutenez-la en laissant vos commentaires et en en parlant autour de vous! lire le premier chapitre ici



Titre : BONTA vs BRAKMAR
PARTIE I : Anyou Whop
Episode VI
Chapitre 17ème : Mastigrin


Anyou et Pouille passèrent la mâtiné à s’entrainer. Pouille avait essayé de matérialiser une épée éthérée par la seule force de sa concentration et de lui insuffler suffisamment de colère pour que, devenue autonome, elle attaque sans relâche une cible désignée. Quant à Anyou qui maîtrisait le fouet plus ou moins bien désormais, elle avait tenté d’invoquer un taon de taille normale, de façon à ce que ses piqures stimulent la combativité d’un bouftou de taille normale. Il s’agissait d’une astuce on ne peut plus pratiquée chez les Osamodas, mais qui nécessitait un maximum de doigté.


Bien qu’elle sache parfaitement que Pouille avait reçu une formation autrement plus complète que la sienne, Anyou jalousait la facilité avec laquelle il conjurait les excès de son pouvoir dont les symptômes extravagants étaient semblables aux siens : c’était cette particularité qui réunissait les deux enfants sous la protection de Barbra.


Pouille avait raconté à Anyou qu’il était, avant de commencer sa formation, aussi dépourvu qu’elle en matière de pratiques magiques. Les effets de ses sortilèges étaient dévastateurs et incontrôlés, au point qu’il avait décidé de renoncer à la magie et à sa foi, ce qui n’était pas commun dans un Monde dont les habitants s’adonnaient tous plus ou moins à la sorcellerie, même de manière anecdotique, pour augmenter leurs chances au loto ou résoudre certains problèmes de virilité par exemple.


Et puis Pouille avait rencontré Mastigrin.


Mastigrin était une célébrité en son temps. Lui aussi souffrait des mêmes maux que Pouille et Anyou mais, quasiment en autodidacte, il était parvenu à contenir ses excès, voire à les maîtriser. Cela avait fait de lui un guerrier remarquable, ce qui n’avait pas échappé aux grands de la Cité. Danathor et Amayiro étaient venus lui proposer la tutelle de Barbra… Pour ne pas dire imposer. Mastigrin s’y était résolu à contrecœur. Il avait tout de suite pris Barbra en grippe et mis un point d’honneur à contester son autorité. Les choses avaient changé lorsqu’il avait rencontré Pouille à qui il voua toute la tendresse d’un frère jusqu’à ce qu’on l’envoie exécuter la mission pour laquelle il avait été formée, et dont il ne revint jamais, il y avait de cela presque deux années.


C’était à peu près tout ce qu’Anyou savait au sujet de Pouille et Mastigrin : ce n’était pas quelqu’un qui se préoccupait beaucoup de la vie des autres tant que celle-ci n’interférait pas directement avec la sienne. Malgré tous ces détails qui justifiaient amplement leur différence de niveau, elle n’acceptait pas l’idée que Pouille la surpassât.


« Piqûre motivante ! »


Anyou fit un geste bref mais autoritaire en direction du bouftou et à l’intention du taon. Sans doute y avait-elle mis trop de cœur car le taon s’emballa, vrombit comme une fusée et perfora le bouftou d’une quinzaine de coup d’aiguille. La réaction fut immédiate : les yeux du bouftou virèrent au rouge, sa bouche écuma. Il chargea sans même prendre le temps de gratter le sol ! Sa cible, c’était Pouille, qui heureusement l’avait vu arriver. Il esquiva d’un pas de côté. Le bouftou freina lourdement et attaqua de nouveau, encore et encore. Pouille esquiva toutes ses offensives avec aisance, jusqu’à ce que, à la surprise d’Anyou, Barbra vienne prêter main forte au bouftou.


Pouille en fut étonné lui aussi, tout en évitant un premier coup : Barbra avait frappé de sa main droite, au bout de laquelle s’était matérialisée une lame psychique. Ce sortilège, connu des Iop sous le nom de « Pression », était un sort rudimentaire mais un sort de combat tout de même. Barbra n’y allait pas pour rigoler. Alors que Pouille se trouvait à mi-chemin entre elle et le bouftou qui reprenait son souffle, elle déclara :


« Pouille, c’est le dernier jour de ton entraînement. Si tu ne survies pas à nos coups aujourd’hui, c’est que tu serais mort demain. »


Pouille hocha la tête et se concentra. Le bouftou porta un nouvel assaut. Barbra calqua son mouvement sur le sien et fit pleuvoir les coups… Aucun ne touchait. Pouille les esquivait avec une rapidité et une incroyable souplesse. Si d’aventure il se sentait acculé, il utilisait une technique similaire à celle qu’il avait déjà employé sur Anyou le matin même et « transposait » le bouftou et Barbra qui s’y perdaient à chaque fois, tant et si bien que Barbra finit par appeler Anyou en renfort.


La petite Osamodas hésita puis, après avoir pompeusement scandé le nom de son Dieu, père de toutes les créatures vivantes etc., invoqua une série de corbeaux (de tailles normales) qui sortirent du néant, à proximité de ses mains, pour foncer, bec en tête, en direction de Pouille.


Alors, Anyou se sentit de nouveau mordu par un froid glacial qui la paralysa l’instant qu’elle échangea de place avec Pouille qui venait d’échanger la sienne avec le bouftou pour transposer Barbra à nouveau. Les transpositions de Pouille étaient effectuées avec une telle rapidité que ses adversaires ne cherchaient même plus à le frapper de peur de s’estropier. Dans des explosions de nuit qui transperçaient le temps et l’espace, il mit successivement ses adversaires à la place des uns des autres en renouvelant l’opération de plus en plus vite. Il ne s’arrêta que lorsque Barbra pulvérisa le bouftou d’un geste maladroit et qu’Anyou vomit son petit déjeuner.


« Très bien, Pouille » affirma Barbra encore chancelante, car toute cette danse lui avait fait tourner la tête. « Je crois qu’il n’y a rien à redire sur la pratique. Nous nous occuperons du reste cet après-midi. » Et elle s’éloigna d’un pas peu assuré.


Anyou finissait de cracher ce qui lui restait en bouche, Pouille s’approcha pour prendre de ses nouvelles.


« C’est bon, ça va. Je suis un guerrier moi aussi. » Dit-elle fièrement en relevant son menton dégoulinant. Pouille acquiesça, peut-être pour ne pas la vexer, mais c’était un jeune homme franc qui s’embarrassait peu des manières lorsqu’il parlait.


- Tes corbeaux étaient vraiment rapides. J’ai failli me faire avoir… Mais j’ai vu partir le coup. expliqua-t-il.

- N’empêche, c’était impressionnant, avoua Anyou, mais si tu peux tout esquiver comme ça, tu es quasiment invincible ?

- Oh non, répondit simplement Pouille, j’ai juste énormément d’entraînement et je connais parfaitement bien les vingt sorts majeurs des onze confessions. Alors je peux les deviner, les anticiper… et donc les esquiver.

- Ah, je comprends mais… Il y a douze confessions, n’est-ce pas ? Anyou chercha à se remémorer ce qu’on lui avait inculqué durant le temps de sa formation qui s’était déroulé sur les bancs de la classe aménagée dans leur résidence personnelle. « Chaque confession pour un Dieu ou une Déesse… Il y a OsamodasIop et Sacrieur bien sûr… Crâ pour les archers comme mon beau Vanthar -soupir-… Sram pour les assassins et les voleurs, Eniripsa pour les rebouteux et les médecins, Sadida : Dieu de la nature et des plantes, Féca et son bouclier protecteur… Xélor, le Dieu du temps, Pandawa, Déesse des boissons fermentées et… Enutrof ? Ah oui j’allais oublier Enutrof, Dieu de l’ambition et de l’aventure. Oh ! Ca fait onze ! Mais alors… ?

- Non, il y en a bien douze mais tu en as oublié un et c’est justement les sorts de cette confession que je ne peux pas anticiper et esquiver, tout simplement parce qu’ils sont imprévisibles !

Anyou chercha mais sans trouver. Pouille lui sourit :


- Alors ma sœur, tu donnes ta langue au chat?


Anyou sursauta :


- Ah-mais-oui-bien-sûr ! C’est Ecaflip, le Dieu-Chat : Dieu du hasard et des jeux ! Oui, effectivement, ça colle avec ce que tu disais… Donc les Ecaflips sont plus forts que toi ?

- C’est difficile à dire, le seul que j’ai connu c’était Mastigrin. Je ne l’ai jamais battu mais les pouvoirs de Mastigrin, comme les tiens et les miens, n’étaient pas normal.


Pouille se donna le temps de la réflexion.


« Pour te répondre, je dirais que pas forcément,  mais qu’ils ont un petit avantage que les autres n’ont pas. »


Pouille était confiant en ses capacités. Il fit un clin d’œil à Anyou.


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D
<br /> Que Pouille ne parle pas correctement tout le temps est crédible, c'est encore un enfant après tout, mais dans ce cas il devrait faire un poil plus de fautes (ou alors toujours une faute sur la<br /> même notion, ici le pluriel), pour qu'on comprenne que c'est ça. Là y'a une seule faute, en fin de texte, ça donne plus l'impression d'être une erreur de ta part :)<br /> <br /> "un Monde dont les habitants s’adonnaient tous plus ou moins à la sorcellerie, même<br /> de manière anecdotique, pour augmenter leurs chances au loto ou résoudre certains problèmes de virilité par exemple."<br /> J'ai ris :p<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Deux remarques:<br /> <br /> 1- Si Pouille dit "normal" à la place de "normaux" à la fin c'est voulu, c'est le personnage qui parle (mais je n'ai pas beaucoup travaillé cet aspect là du personnage en dehors de cette simple<br /> faute donc vous avez le droit de me dire que c'est une idée moisie) :p<br /> <br /> 2- Si je parle de "tranposition" plutôt que de "coopération" pour désigner le sortilège qu'utilise Pouille, c'est parce qu'il est beaucoup plus facile de l'expliquer ainsi aux non-initiés à DOFUS.<br /> J'ai hésité à ajouter un passage pour prendre en compte le nom de "coopération" plutôt que "transposition" mais vraiment ça alourdit trop le texte.<br /> <br /> <br />
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