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Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!

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BONTA vs BRAKMAR : Chapitre 18ème

Bonta BrakmarLa saga continue! Soutenez-la en laissant vos commentaires et en en parlant autour de vous! lire le premier chapitre ici



Titre : BONTA vs BRAKMAR
PARTIE I : Anyou Whop
Episode VI
Chapitre 18ème : La patrie en danger


L’après-midi se passa dans la salle de classe, jusqu’au soir. Pouille et Anyou y étudièrent leurs leçons d’histoire. Ils revisitèrent toutes ces fois où les démons brâkmariens avaient failli l’emporter sur les forces de la lumière : s’ils étaient mêlés à la prochaine il leur faudrait imiter l’exemple de leurs ancêtres. Oui, leurs ancêtres, car, déjà, Bonta, la blanche, l’enchanteresse Bonta avait fait d’eux un fils et une fille, protecteurs de sa pureté et de ses murs pour lesquels ils seraient prêts à donner leur sang et leur vie.


Avant de se coucher, Barbra les convoqua dans la salle d’armes pour leur rappeler ses instructions quant au départ du lendemain et chanter avec eux l’Hymne bontarien.


Concitoyens de la blancheur !

Anges de marbre ou de papier !

Contre la foule des pécheurs

Levons nos bras immaculés !

 

La pureté n’est pas un don

Qui se transmet de père en fils :

Chacun fait le choix d’être bon…

…Ou de mourir en sacrifice !

 

Qu’on se le dise, il n’est pour nous

Rien de plus sacré que la vie.

Mais… si vous gênez nos bouftous,

Nous vous massacrons à l’envie!

 

L’amour, toujours, guide nos pas.

Dans nos esprits règne la paix.

Mais ceux qui contrarient Bonta…

…Ils finiront tous étripés !

 

Bonta ! Bonta ! Bon ! T’as bon !

 

- Mieux vaut entendre ça que d’être sourd, dit la première.

- Quel chant grotesque, fit la seconde.


La troisième de ces trois ombres, qui observaient Barbra, Pouille et Anyou à travers une lézarde du mur, préféra s’abstenir de commenter.


- Ca y est, ils vont se coucher ! s’exclama de nouveau la première ombre dans un chuchotement, alors que Pouille et Anyou repartaient vers leur chambre.

- Oui, ils vont se coucher ! répéta la deuxième.

- Mais nom d’une targe, tu vas arrêter de répéter chacune de mes paroles ?! s’énerva la première.

- C’est que… avec tous ces retours en arrière, ces minutes qui avancent et ces scènes qui se répètent je finis par m’y perdre moi !


La troisième silhouette ne se mêlait pas de la conversation. C’est pourtant à elle que la première silhouette s’adressa, un peu plus tard : « Allez Anniki, à toi de jouer. Yesterday te couvre, il n’y a rien à craindre. »


« Oui, dit la deuxième ombre, il n’y a rien à craindre, je… euh… pardon. » Finit-elle par s’excuser en remarquant le regard sévère que la première silhouette fixait sur elle.


Anniki ne prêta pas attention à ces échanges qu’elle jugeait pathétiques. En un clin d’œil elle appela une brume magique qui l’enveloppa comme un costume taillé sur mesure, la dissimulant aux yeux de ses comparses. Elle crocheta la serrure et entra au « P.P.A.F. » : tel était le nom écrit sur le fronton de la maison.


Anniki avança avec le pas assuré de quelqu’un qui connaît déjà les lieux. Ses acolytes avaient fait un travail de repérage irréprochable. Ca leur avait coûté plusieurs semaines de va et vient périlleux, des plaines de Cania jusqu’au sein même de la ville… S’ils avaient craint, plusieurs fois en chemin, d’être capturés par un craqueuleur en rut, au final le jeu en valait la chandelle.


Anniki se dirigea directement vers la porte de Barbra qui restait entrebâillée. Barbra était allongée sur son lit, endormie sur des draps qu’elle n’avait pas défait. Les Iops qu’Anniki avaient connu ronflaient tous comme des bêtes sauvages. Ce n’était pas le cas de Barbra : elle avait trop de choses sur la conscience pour dormir d’un sommeil profond. Anniki flaira le danger. Son premier réflexe fut de matérialiser un piège magique qui neutraliserait Barbra au cas où elle se réveillerait. Cette précaution prise, la Sram se pencha sur la Iop. Elle glissa la lame de son couteau jusqu’à sa gorge. Barbra ne broncha pas. Alors, d’un seul geste, Anniki trancha le fil qui pendait au cou de Barbra pour libérer l’objet qu’elle y avait attaché. C’était une clef, d’apparence peu ordinaire, mais une clef tout de même. La voleuse s’en empara et quitta la chambre sans demander son reste.


Toute à sa joie d’avoir réussi sa mission, Anniki avait oublié de maintenir le sortilège qui la rendait invisible. Or, cependant qu’elle repoussait derrière elle la porte de la chambre, elle entrevit un mouvement sur sa gauche, en haut des escaliers : Pouille, dans un demi-sommeil, s’était levé pour aller faire pipi. En tournant brusquement la tête, comble de la déveine pour Anniki, elle laissa glisser le châle qui voilait son visage…


« Wow, le canon ! » s’exclama Pouille à qui aucun détail de la beauté d’Anniki n’échappait et avant même de réaliser que la présence d’une étrangère au « P.P.A.F. » était tout à fait anormale.


L’intervention du garçon alerta les complices d’Anniki qui attendaient à l’extérieur. Yesterday était aux aguets, il réagit promptement, par une formule magique :


« Raulebaque !! Tic.Tac. »


Des cloches sonnèrent aux oreilles du jeune Sacrieur… Des bruits de montres qui explosent, la course folle d’une trotteuse… Il se retrouva dans son lit avec une terrible envie d’uriner et, sans savoir pourquoi, collée sur sa rétine, l’image d’une très belle femme qu’il ne se rappelait pas avoir déjà rencontrée. Il descendit les escaliers pour aller se soulager et ne croisa personne.


Une heure plus tard, Barbra, livide, les réveillait, lui et Anyou, pour leur annoncer que la patrie était en danger.


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D
<br /> Voilà une combinaison sram-xelor qui déchire. Bien trouvé :) Me semble que le souvenir de la sram va jouer des tours au sacri par la suite... Je me demande ce que la clé ouvre, sans doute une pièce<br /> cachée à la milice, ou un accès à la cité qui ne soit pas surveillé par des gardes mais par de la magie.<br /> <br /> <br />
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