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Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!

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La partouze : Chapitre 2ème

arthur de pins partouzeVoici une autre nouvelle, toujours sur le thème de "la pratique de l'amour en société" pour servir au projet de recueil que j'ai déjà évoqué. Navré de ne pas avoir pu assurer le rythme d'une publication quotidienne ces derniers jours, je suis pour ainsi dire "en déplacement" et autres bonnes excuses... Il y a 9x chapitres, j'espère que ça vous plaira! -> LIRE LE DEBUT

Chapitre 2ème

 

Valentin traina ses souvenirs avec lui comme une bénédiction maudite. Chaque matin il se masturbait, et chaque matin des images surgies du passé lui redonnaient l’espoir qu’en cette nouvelle journée peut-être, l’une des nymphes de son jardin déchu accepterait de le glisser dans son intimité.

Mais la porte des nymphes, toujours, demeura close… quand les nymphes ne se transformaient pas en harpies pour lui cracher du fiel et des regards qui l’accusaient de chercher le plaisir qu’hommes et femmes partagent d’instinct. Valentin ne s’expliquait pas ce procès. Il se masturba de plus belle.

 

Les années passèrent, le sexe de Valentin étouffait dans son linceul.

 

Les filles, à nouveau, accordèrent leurs faveurs, mais elles comptaient leurs baisers et, plus durement encore, leurs créanciers. Valentin ne fut pas au nombre des élus. Il était trop spontané pour faire la cour, ce rituel lui échappait.

 

Qu’il trouve une fille belle et il allait le lui dire. Mais jamais un baiser n’était sa récompense : c’était de l’indifférence ou des rires qui le plongèrent dans la plus grande perplexité. Alors Valentin retrouva ses souvenirs et ses draps, jusqu’à ce que, à l’âge de douze ans, il finisse par y laisser les traces un peu trop évidentes de ses consolations. Valentin en conçut de la honte, directement coulée dans son subconscient par contamination de ses contemporains.

 

Papier-toilettes et mouchoirs remplacèrent les draps. Se masturber requérait désormais une nouvelle dextérité et une nouvelle discrétion au fur à mesure que ses besoins en la matière grandissaient.

 

Cependant, à l’extérieur des toilettes et de son lit, de ses souvenirs, les filles que côtoyait Valentin brisèrent peu à peu le cocon qui avait pour un temps brimé leur sensualité.

 

Les formes rondes qu’empruntèrent leur corps en furent le plus flagrant témoin. Les premières en retirèrent des bénéfices qui firent la jalousie de toutes les autres : leurs secondes, bientôt. Des dessous affriolants jaillirent autour des décolletés, mais les toucher resta l’apanage de quelques gagnants.

 

Pour jouir, Valentin n’avait que ses yeux, sa main, son sexe, des souvenirs lointains ou ceux de la journée qu’il agrémentait de fantasmes. Il n’osait plus prétendre à des caresses que, trop souvent, on lui avait refusées avec des mots méchants.

 

Alors Valentin resta seul avec sa main, des années encore, doutant de revoir un jour l’Eden mais s’y noyant par la pensée.


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V
<br /> qui êtes vous et pourquoi utilisé vous mon nom et mon prénom pour vos texte??<br /> merci de me répondre par e-mail!!! <br /> <br /> <br />
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