Carnet de bord d'un Penseur-Contempourien, Aventurier-du-Présent et Héros-du-Futur qui te donne des tas de trucs et d'astuces pour dans la vie!
Voici une autre nouvelle, toujours sur le thème de "la pratique de l'amour en société" pour servir au projet de recueil que j'ai déjà évoqué. Il y a 9x chapitres, j'espère que ça vous plaira, postez vos commentaitrs ne peut que m'aider à progresser! -> COMMENCEZ PAR LE DEBUTChapitre 3ème
A l’adolescence, ni les boums, ni les soirées-pyjamas ne portèrent leurs fruits, ou du moins ne permirent-elles pas que Valentin les leur dérobât.
Des flirts poussaient parfois dans les moquettes d’une chambre à coucher, mais leurs promesses étaient vides de quelque manière que Valentin les effeuillât.
Valentin se rêvait nu, son corps contre le corps d’une autre chauffés à soixante quatorze degrés. La chaleur montait encore en même temps que son sexe prenait de la hauteur et se mélangeait à celui d’une partenaire imaginaire ou tirée du passé.
Les masturbations de Valentin étaient de plus en plus fréquentes. En fait il s’adonnait à ce loisir dès qu’il le pouvait. Le matin en se levant. A midi, à la pause déjeuner, puis à 13h30 avant de repartir au lycée. A 17h00 en rentrant chez lui, puis avant de se coucher.
Plus qu’un plaisir, se masturber était devenu pour lui une nécessité. S’il ne se touchait pas suffisamment, la coupe débordait dans son sommeil ou se dressait comme celle d’un championnat du monde au moment les plus inopportuns : passer au tableau était devenu sa hantise car, de l’estrade, comme Cupidon des nues, Valentin embrasserait toute la classe, la chair, les regards et les formes de celles qui le repoussaient mais dont les odeurs transpiraient la sensualité et dont les bouches salivaient de désirs inavoués.
Valentin, s’il posait les yeux sur elles, les voyait nues, à l’exception d’une modeste feuille de vigne qui contenait à elle seule une jarre de vin bouillonnant. Il aurait arraché cette feuille avec toute la force de ses mâchoires et de ses dents s’il l’avait pu. Avec toute sa haine du temps perdu. Mais c’était soit impossible, soit interdit.
Lorsque Valentin eut dix-huit ans, cela ne signifia qu’une chose à ses yeux : qu’il pouvait rencontrer les femmes qui vendent le plaisir, puisqu’aucune n’était prête à lui en faire cadeau.